Chemin secret
Posté : 18 mars 2014, 15:23
Chers Amis,
Comme tout un chacun, je rencontre parfois des proches ou des inconnus qui expriment leur conception du chemin spirituel.
Nous avons tous constaté qu’il y a autant de conception que de tête pensante.
La machine humaine est ainsi faite qu’elle a besoin de conviction pour avancer.
Les convictions sont un mélange de pensées et d’émotions qui fondent notre identité individuelle et qui ont la capacité de mobiliser notre volonté.
Cette identité n’est pas réelle mais l’illusion qu’elle génère l’est pour nous.
Ainsi être convaincu d’une chose est à coup sûr suffisant pour justifier nos actions.
La conviction dans sa forme positive s’exprime par la certitude et dans sa forme négative par le doute.
La sagesse est autre chose, elle répugne intuitivement à toute forme de conviction et ne se fie qu’aux fulgurances de la conscience.
Se rendre conscient de nos convictions est par conséquent fondamental si nous ne voulons pas nous tromper de chemin.
Les spiritualistes parlent beaucoup de la conscience mais confondent souvent la conscience avec leurs propres convictions.
« J’ai conscience de » signifie concrètement « j’ai la conviction de.. »
Ils ont la conviction qu’ils sont des enfants de Dieu, qu’un tel est un Maître, que telle doctrine est vénérable, que telle autre ne l’est pas, etc..
Pas plus tard que le week-end dernier, j’eus à m’entretenir avec un proche qui n’avait de cesse de louer son saint guru Indien qu’il avait quitté à regret après 2 semaines passées auprès de lui dans son ashram du sud de l’Inde. Pour cette personne, ce maître spirituel est un être éveillé, une incarnation divine sur la terre avec une mission sacrée.
Polémiquer sur les convictions des uns et des autres ne nous intéresse pas sur D&C.
En revanche, indiquer de manière claire notre vision de la Voie fait partie de nos prérogatives.
Le chemin secret est… secret, et ce qui est secret le reste à jamais sauf si «celui » qui en est le détenteur daigne nous le révéler.
Pour les aspirants à la Gnosîs, celui est l’Etre, le Divin, l’Intime.
Il faut entrer en soi-même au plus profond de son intimité pour traquer les innombrables artifices de nos illusions mentales.
Si réellement nous recherchons le chemin étroit, il est grave de continuer à vivre sur de « simples » convictions.
Même si en vérité nos convictions ne sont pas si simples à déceler et à comprendre.
Comprendre nos convictions que nous pensons si personnelles- alors qu’elles ne sont que la reproduction de modèles mentaux partagés par la multitude, nécessite sagacité et profondeur de vue.
Le Divin Socrate en son temps s’éleva publiquement de tout son verbe contre l’opinion et le paya de sa vie.
C’est que nul « partisan » n’aime qu’on lui montre la vanité de son prétendu savoir à moins qu’il ne soit touché par cette lumineuse vérité que nous ne savons rien.
Les accusateurs existent à l’extérieur de nous mais le plus important est qu’ils dominent intérieurement notre conscience et la maintiennent ainsi totalement endormie.
Tant que nous n’aurons pas réalisé que nous ne savons rien, que nos connaissances, nos émotions appartiennent à « d’autres », nous ne pourrons nous exclamer :
« J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent ».
Répétons-le encore, partir du zéro radical, reconnaître notre misère intérieure, accepter la douleur de la sagesse, signifie s’ouvrir au cru réalisme et peut-être la possibilité de vivre le nouveau…
Boire le vin nouveau équivaut à vivre une nouvelle psychologie, une nouvelle sexualité, une nouvelle relation avec l’univers.
Paix & Lumière
L.
Comme tout un chacun, je rencontre parfois des proches ou des inconnus qui expriment leur conception du chemin spirituel.
Nous avons tous constaté qu’il y a autant de conception que de tête pensante.
La machine humaine est ainsi faite qu’elle a besoin de conviction pour avancer.
Les convictions sont un mélange de pensées et d’émotions qui fondent notre identité individuelle et qui ont la capacité de mobiliser notre volonté.
Cette identité n’est pas réelle mais l’illusion qu’elle génère l’est pour nous.
Ainsi être convaincu d’une chose est à coup sûr suffisant pour justifier nos actions.
La conviction dans sa forme positive s’exprime par la certitude et dans sa forme négative par le doute.
La sagesse est autre chose, elle répugne intuitivement à toute forme de conviction et ne se fie qu’aux fulgurances de la conscience.
Se rendre conscient de nos convictions est par conséquent fondamental si nous ne voulons pas nous tromper de chemin.
Les spiritualistes parlent beaucoup de la conscience mais confondent souvent la conscience avec leurs propres convictions.
« J’ai conscience de » signifie concrètement « j’ai la conviction de.. »
Ils ont la conviction qu’ils sont des enfants de Dieu, qu’un tel est un Maître, que telle doctrine est vénérable, que telle autre ne l’est pas, etc..
Pas plus tard que le week-end dernier, j’eus à m’entretenir avec un proche qui n’avait de cesse de louer son saint guru Indien qu’il avait quitté à regret après 2 semaines passées auprès de lui dans son ashram du sud de l’Inde. Pour cette personne, ce maître spirituel est un être éveillé, une incarnation divine sur la terre avec une mission sacrée.
Polémiquer sur les convictions des uns et des autres ne nous intéresse pas sur D&C.
En revanche, indiquer de manière claire notre vision de la Voie fait partie de nos prérogatives.
Le chemin secret est… secret, et ce qui est secret le reste à jamais sauf si «celui » qui en est le détenteur daigne nous le révéler.
Pour les aspirants à la Gnosîs, celui est l’Etre, le Divin, l’Intime.
Il faut entrer en soi-même au plus profond de son intimité pour traquer les innombrables artifices de nos illusions mentales.
Si réellement nous recherchons le chemin étroit, il est grave de continuer à vivre sur de « simples » convictions.
Même si en vérité nos convictions ne sont pas si simples à déceler et à comprendre.
Comprendre nos convictions que nous pensons si personnelles- alors qu’elles ne sont que la reproduction de modèles mentaux partagés par la multitude, nécessite sagacité et profondeur de vue.
Le Divin Socrate en son temps s’éleva publiquement de tout son verbe contre l’opinion et le paya de sa vie.
C’est que nul « partisan » n’aime qu’on lui montre la vanité de son prétendu savoir à moins qu’il ne soit touché par cette lumineuse vérité que nous ne savons rien.
Les accusateurs existent à l’extérieur de nous mais le plus important est qu’ils dominent intérieurement notre conscience et la maintiennent ainsi totalement endormie.
Tant que nous n’aurons pas réalisé que nous ne savons rien, que nos connaissances, nos émotions appartiennent à « d’autres », nous ne pourrons nous exclamer :
« J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent ».
Répétons-le encore, partir du zéro radical, reconnaître notre misère intérieure, accepter la douleur de la sagesse, signifie s’ouvrir au cru réalisme et peut-être la possibilité de vivre le nouveau…
Boire le vin nouveau équivaut à vivre une nouvelle psychologie, une nouvelle sexualité, une nouvelle relation avec l’univers.
Paix & Lumière
L.